Le Canada et la Première Guerre mondiale

Armes à feu

Dans toutes les armées importantes au début du XXe siècle, l'infanterie était équipée de fusils à verrou. Le chargeur contenant les balles, la fiabilité des munitions et la portée plus grande rendaient ces armes redoutables entre les mains de fantassins bien entraînés.

Problèmes avec le fusil Ross canadien

Les troupes régulières britanniques étaient célèbres pour leur capacité de tirer 15 coups par minute avec le fusil Lee-Enfield. Les Canadiens s'entraînèrent pour tenter d'atteindre cette même cadence de tir, mais ils étaient équipés du fusil Ross de fabrication canadienne. Parfait pour la chasse, le Ross n'était pas suffisamment robuste pour une utilisation régulière dans les tranchées. Il avait également tendance à s'enrayer après un tir rapide, tendance accrue par l'utilisation des munitions de qualité inégale produites par les Britanniques.

Adoption du Lee-Enfield britannique

Après des plaintes de l'infanterie, dont de nombreux membres s'étaient débarrassés de leur fusil Ross au cours de la bataille pour le remplacer par un Lee-Enfield britannique, le Ross fut retiré du service sur la ligne de front au milieu de 1916 et officiellement remplacé par l'arme britannique. Il continua d'être utilisé par les tireurs d'élite et par certains centres d'entraînement.

Le remplacement du fusil Ross suscita la colère des nationalistes canadiens, notamment de sir Sam Hugues, ministre de la Milice et de la Défense, qui mettait ses défauts sur le compte des munitions britanniques. Le scandale du fusil Ross fut un dur coup pour le gouvernement et permit à ses critiques d'accuser Hugues en particulier et plus généralement l'ensemble du gouvernement Borden de ne pas soutenir les troupes outre-mer.

Des armes petites mais efficaces

Bien que l'artillerie et les mitrailleuses aient eu le premier rôle sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, l'infanterie bien entraînée pouvait tout de même lancer des tirs de suppression ou de destruction contre des cibles avançant à découvert. Au cours de l'attaque, les fantassins utilisaient souvent les baïonnettes fixées à leurs fusils et les grenades lancées au fusil étaient devenues d'usage courant au début de 1916.

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